Trois référendums utiles à Bucarest, après que Paris a voté l’abolition des trottinettes électriques •

Bonjour, chers lecteurs, et bienvenue dans notre chronique ensoleillée mais dramatique.

Un nouveau point de vue

Il est de plus en plus clair que nous sommes une nation maudite, et cela est prouvé par le fait qu’au début de cette semaine, une femme qui s’est jetée par la fenêtre en Italie est tombée sur une femme roumaine. A qui cela pourrait-il arriver ? Juste nous, évidemment ! Lundi, une dame de 82 ans originaire de Rome a tenté de se suicider et est tombée sur un de nos compatriotes qui se rendait au travail. Tous deux ont survécu, mais sont hospitalisés dans un état grave. Nous espérons que les deux iront bien et que ce sera l’occasion pour les étrangers de ne plus nous voir uniquement comme ceux qui volent la télévision chez eux, mais aussi ici comme ceux qui sauvent la vie des Italiens.

Pendant que vous étiez dans le Petit Paris ?

Nouvelles de Paris, où un référendum controversé est organisé – les habitants de la capitale française sont invités à voter s’ils sont d’accord avec l’interdiction des scooters électriques. Ceux qui veulent les supprimer prétendent que les utilisateurs de trottinettes électriques ne respectent pas le code de la route, qu’ils les utilisent avec insouciance (ils les garent au hasard, les jettent dans la Seine, se précipitent là où il est interdit de rouler, etc.) Anne Hidalgo, la maire de Paris, s’est dite elle-même encline à voter pour l’interdiction, mais à respecter la volonté des Parisiens.

Comme je l’ai dit, nous sommes de nouveau maudits. Remarquez-vous? Et tandis que dans d’autres pays sont organisés des référendums utiles pour la qualité de la vie quotidienne des habitants d’une certaine ville, dans notre pays les seuls référendums dont on se souvient sont ceux où il a été décidé qui est autorisé à avoir des relations sexuelles avec qui (‘ référendum familial’) – parce que nous devons tous être impliqués dans la vie personnelle et sexuelle des autres Roumains, plus l’autre chose de 2012 quand on nous a demandé si nous voulions virer Traian Băsescu, ce que je suis sûr que la moitié des électeurs avaient aucune idée de ce qu’il faisait, mais il était ennuyé par la façon dont ses cheveux ressemblaient et que ses mèches gênaient lors des réunions internationales.

Je ne comprends pas pourquoi des référendums plus amusants ne sont pas organisés et – encore une fois – pourquoi l’administration ne me consulte pas à ce sujet. Si j’étais maire de Bucarest, j’organiserais les débats suivants :

1. Êtes-vous d’accord pour que les citoyens de Bucarest qui ne récupèrent pas leurs chiens soient frottés dans les cheveux avec le désordre laissé et renvoyés chez eux où ils n’ont pas d’eau chaude ? OUI OUI

2. Êtes-vous d’accord pour que les Bucarestois qui se garent sur les trottoirs et ne cèdent pas aux piétons soient frappés à la tête par les poussettes de toutes les mères qui ont dû sortir sur la route avec leurs bébés pour les éviter ? OUI NON

3. Êtes-vous d’accord avec l’introduction d’un permis de forage ? (Explication : Les magasins d’outils devraient faire passer un test psychologique à tout homme qui veut acheter une perceuse pour voir s’il s’agit d’un collègue sinistre qui va l’utiliser à 8 heures du matin un samedi) OUI/NON

Et ce ne sont que quelques exemples.

La malédiction de la lecture

Passons à un sujet qui n’est pas nouveau, mais qui a été porté à notre attention par le matériel de Libertate intitulé “Pourquoi j’ai fini en bas du classement européen des livres lus”, dans lequel deux maisons d’édition, un éditeur de livres et un anthropologue tentent de trouver des explications. Le classement Eurostat publié en 2018 a montré que seulement un peu plus de 6% des Roumains lisent des livres et que nous sommes parmi les derniers pays de l’UE à cet égard.

Évidemment, puisque nous sommes un peuple maudit, c’est pourquoi nous lisons, alors pour sortir de cette situation difficile, je suggère les options suivantes :

1. tous les habitants de Bucarest qui ne commencent pas à lire d’un coup, donc pour gravir les échelons, le professeur de roumain du lycée avec un livre Prince Harry (version cartonnée, si disponible) gagne

2. Plus vraisemblablement, réalisons (et réconcilions-nous tous) que la lecture n’est pas quelque chose qui vous vient soudainement un matin à 30 ans si vous n’avez pas lu toute votre vie. La lecture (fiction) est quelque chose qui se passe dès le plus jeune âge et fait partie (ou non) de votre personnalité selon la façon dont vous avez grandi et si vous avez vu l’existence de cette activité appelée LECTURE autour de vous dans votre enfance. De préférence à la maison, mais peut-être ailleurs. Essayer de convaincre des adultes qui n’ont pas lu la fiction Cherry Blossom de se lancer dans la fiction, c’est comme si j’essayais de convaincre ma grand-mère de 87 ans de manger des sushis ensemble. Les sushis n’existent pas pour elle et elle n’y pense pas.

Pour ma part, les trottinettes électriques n’existent pas et je n’y pense pas, encore moins quand je saute des buissons devant la voiture.

Remarque B365.ro : à la place, il y a (heureusement) les éléments suivants :

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