“Les politiques tentent de discréditer toute approche naturelle de la presse dans un pays démocratique” (Affaire Bode)

Clarice Dinu : Le document publié par Hotnews est en fait le résultat qui est envoyé aux communicants du PNL, des dirigeants libéraux qui font des déclarations au public montrant que les découvertes, les enquêtes faites par les journalistes, n’appartiennent pas aux politiciens.

Il s’agit cette fois de M. Luciano Bode, ministre de l’Intérieur, qui est soupçonné de plagiat. La journaliste Emilia Șercan a mené une enquête sur le cas de sa seigneurie, et l’Université Babeș Bolyai mène également une enquête sur la thèse de doctorat de M. Bode. D’autre part, il faut constater et condamner que les politiciens tentent de discréditer toute approche naturelle de la presse dans un pays démocratique.

Il est normal que nous regardions ceux qui nous dirigent, qui nous représentent et présentent au public ce qu’ils ont fait en tant qu’hommes politiques. Il s’agit d’informations publiques qui doivent atteindre le public et le public doit juger.

C’est une mauvaise tentative de discréditer Emilia Șercan. Il est conseillé aux communicants du PNL de dire dans leurs déclarations publiques qu’il s’agit de vengeance politique. Je vous rappelle que le sujet n’a été soulevé par aucun politicien, mais par un journaliste qui ne peut être suspecté d’avoir un parti pris politique. Mme Șercan ne s’est pas concentrée uniquement sur la thèse de doctorat de M. Bode, qui provient de PNL. Il a écrit sur les thèses de doctorat d’hommes politiques de tous les partis.

Et à cette époque, les enquêtes de Mme Șercan ont été utilisées par le Parti national libéral dans des différends politiques avec le PSD ou avec des représentants de certains partis qui faisaient l’objet des enquêtes de Mme Șercan. Deuxièmement, il dit que Mme Șercan a lancé des accusations sans fondement, “sans formation spécialisée minimale dans le domaine des études de sécurité et des relations internationales ou dans le domaine de la sécurité énergétique”.

Si quelqu’un était curieux de regarder le curriculum vitae de M. Bode, il verrait que M. Bode est titulaire d’un diplôme en génie électromécanique. Je ne sais pas si cet argument tient dans le miroir. Cela me semble une piètre tentative de la part de PNL de discréditer une démarche journalistique tout à fait légitime.

Journaliste : Vous êtes un journaliste avec de nombreuses années d’expérience, notamment politique. À quelle fréquence ces documents sont-ils ciblés par les journalistes ?

CD : Nous avons aussi des exemples dans l’histoire récente. Je vous rappelle que lorsque le projet RISE a publié une enquête sur M. Dan Barna, qui était le chef de l’USR, l’USR a tenté de couvrir ce sujet, lançant des accusations contre des collègues du projet RISE.

Je ne reviens pas en arrière, quand c’était une tactique favorite du Parti social-démocrate, qui à travers le communicant préférait déplacer la discussion du sujet lui-même, qui était pertinent, vers le journaliste qui l’écrivait, afin de le discréditer. Cela ne signifie pas que le sujet à partir duquel l’enquête commence ne doit pas être discuté plus avant. Bien sûr que non. C’est une tentative de minimiser l’enquête et de la faire traîner, comme on dit.

Rep : Vous avez dit que les destinataires étaient des communicateurs PNL. Que signifient les communicateurs PNL ? Jusqu’où va leur travail dans les conditions où l’année 2022 a été marquée par des relations très compliquées entre la presse et les politiques, avec des contrats non transparents ? Bref, d’autres journalistes ou d’autres personnalités publiques peuvent-elles à un moment donné devenir des communicants, comme dans ce scandale ?

CD : Strictement sur ce dossier, il s’adresse aux dirigeants du PNL. Ce document est parvenu aux dirigeants du PNL, qui ont reçu des conseils sur ce qu’il fallait dire si des journalistes les interrogeaient sur le plagiat de M. Luciano Bode. Le score est beaucoup plus élevé et porte sur des sujets d’actualité, qui peuvent intervenir dans un débat public à la télévision ou si un journaliste appelle un homme politique pour obtenir une réaction.

Il y a plusieurs thèmes. Par exemple, des problèmes de factures d’électricité ou la situation d’un ancien représentant de l’AUR qui a agressé sa femme. Mais la partie cohérente est celle concernant le plagiat de M. Bode, auquel les dirigeants du PNL tentent apparemment de s’en tirer.

Rep : Sont-ils liés uniquement au journaliste et non à l’UBB ?

CD : D’après ce qu’on peut voir dans cette partition, que j’ai décidé de publier dans son intégralité sur Hotnews pour qu’il n’y ait pas de débat, la première chose qu’il faut faire passer est, selon les communicants de PNL, le fait que le journaliste a un autre ordre du jour et que son approche n’est pas crédible. S’ensuit une sorte d’ode à M. Bode, qui ferait tout le travail et mettrait son âme sur la table.

Non, le message est clair. Emilia Șercan n’est pas compétente pour parler et a une intention cachée, faisant allusion à cette revanche politique. C’est le message qu’il faut envoyer.

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