La compagnie d’électricité grecque appartenant à l’État entre sur les marchés des Balkans avec quatre transactions majeures – Événement du jour

Il s’agit d’efforts pour s’étendre au-delà des frontières de la Grèce, soit en acquérant des actifs énergétiques, soit en développant des infrastructures de production d’énergie.

Les actions de l’entreprise grecque sont de nature géostratégique car elles s’inscrivent dans le contexte de la crise énergétique et des réalignements géopolitiques provoqués par la guerre en Ukraine.

La société grecque se développe à travers quatre entreprises, essayant de jouer un rôle clé dans le transport d’énergie dans la région des Balkans, selon ot.gr.

Centrale hydroélectrique en Macédoine du Nord

L’un des accords conclus par PPC, qui n’est pas encore plus largement connu, est la participation à l’appel d’offres en Macédoine du Nord pour la concession d’exploitation des eaux de la « Rivière Noire » pour le développement du grand projet de Čebren. pour la production d’énergie hydroélectrique.

La société grecque a été la seule à soumettre une offre ferme pour la construction d’une centrale hydroélectrique de 330 MW. La capacité de production d’électricité est de 1 000 à 1 200 GWh par an, ce qui permet de répondre aux besoins en électricité de 200 000 foyers.

Le gouvernement de la Macédoine du Nord a reconnu PPC comme la seule entreprise ayant soumis une offre, mais les procédures administratives d’attribution du projet à l’entreprise grecque sont toujours en cours.

Les analystes considèrent que l’éventuelle opération de PPC en Macédoine du Nord est stratégiquement importante, car avec le développement du projet Cebren, la société grecque assume un rôle important en termes de sécurité de l’approvisionnement énergétique de ce pays. Dans le même temps, elle élargit son portefeuille de sources d’énergie compétitives, capables d’offrir à ses clients de faibles coûts d’électricité à l’intérieur et à l’extérieur de la Grèce.

Énel

Il reste près d’un mois avant l’échéance (fin janvier) de la conclusion des négociations exclusives entre PPC et la société italienne Enel pour la reprise des infrastructures et des actifs de cette dernière en Roumanie.

Les analystes considèrent que ces actifs font partie des “perles” du secteur de l’énergie, et leur acquisition par la société grecque lui permettra d’acquérir une position géostratégique importante dans les Balkans. La Roumanie est un couloir de transit énergétique vers les pays voisins de la Russie, très soucieux de disposer de sources d’approvisionnement alternatives.

Si les négociations aboutissent, PPC reprendra des biens d’une valeur de 1,2 à 1,3 milliard d’euros. Cela comprend des parcs éoliens en exploitation d’une capacité totale de 534 MW, 3 millions de clients et un réseau de distribution d’électricité de 130 000 km.

Mytilène

PPC n’entre pas en Roumanie uniquement par l’intermédiaire de la société italienne Enel. Récemment, la filiale PPC Renewables a annoncé un accord avec la société grecque Mytilineos pour développer, construire et vendre un portefeuille solaire d’environ 210 MW en Roumanie.

Ce portefeuille se compose de deux parcs photovoltaïques qui devraient entrer en exploitation commerciale en 2024. Les deux projets sont développés par Mytilineos, qui dirigera également la construction.

Les projets correspondants sont situés dans la partie sud de la Roumanie, près de Bucarest. A savoir, le plus grand d’entre eux est Kinisis, un parc photovoltaïque prêt à être construit (Ready to Build) début 2023, d’une capacité de 130 MW. Les 80 MW restants seront prêts à être construits d’ici le premier trimestre 2023. Une fois la construction terminée, les installations photovoltaïques seront transférées à PPC Renewables.

Centrale CCGT d’Alexandroupolis

Le récent accord entre PPC, DEPA Emporias et Damco Energy pour le développement et la construction de centrales à gaz à Alexandroupoli est également considéré comme d’une importance stratégique pour la sécurité de l’approvisionnement énergétique de la région des Balkans.

La centrale CCGT de 840 MW est détenue à 51 % par PPC, 29 % par DEPA Emporias et 20 % par Damco Energy. L’unité sera connectée au poste à haute tension de Nea Santa, qui occupe une position idéale pour exporter de l’électricité vers les pays voisins, où aucune nouvelle centrale électrique au gaz naturel ne devrait être mise en service dans les années à venir pour répondre aux besoins énergétiques. (joyeux)

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