Hervé Bossy, photographe français qui documente la vie rurale à Bistrita-Năsăud, dans le cadre du projet “Colles de la campagne”

Hervé Bossy, photographe français, documente cet été la vie des habitants de Telciu, Lechința et Liviu Rebreanu – le district rural de Năsăuda. Il opère dans le cadre du projet AFCN “Culese din Rural”.

“Hervé Bossy est l’un des deux photographes qui suivent nos résidents documentant les sujets abordés dans le projet. Hervé Bossy passe une semaine chacun dans trois localités du district de Bistrița-Năsăud et, avec Maria Amarinei, Florin Dumitrescu, Alexandre Felseghi, réalisera une documentation écrite et photographique de Telciu, Lechința et Liviu Rebreanu – le district rural de Năsăud.
Au cours de la Résidence de documentation et d’écriture, les auteurs en résidence complèteront avec Hervé Bossy la documentation basée sur des entretiens, des observations participantes et des discussions informelles par une semaine de documentation photographique pour chaque lieu investigué, dans le but de produire des photographies dont un certain nombre d’au moins cinq seront sélectionnés pour l’illustration du texte final“, indique le communiqué des organisateurs du projet.

Qui est Hervé Bossy ?

Hervé Bossy, 27 ans, a été photojournaliste et rédacteur indépendant pendant près de 3 ans, il a collaboré avec de nombreux journaux francophones.
Après avoir terminé ses études littéraires, il a commencé à travailler en Roumanie dans une association à Satu Mare et aussi dans une ferme à Sanmartin Maghiar, avec des jeunes dans des programmes de réinsertion sociale. Après cette expérience, il suit un cursus de sciences politiques et de journalisme à Lyon et, partiellement, au sein de la FSPAC Cluj-Napoca.
En 2018, il a soutenu des travaux de recherche basés sur l’éthique et la déontologie du photojournalisme. Au cours de ses études, il découvre la photographie comme moyen de documentation. En 2015, à Lyon (France), un ami l’invite dans un garage où s’entassent des Roms d’Albanie et de Roumanie. Il commence à documenter la vie de ce lieu et des gens qui y vivent et finit par s’y installer et anime un atelier photo avec de nombreux enfants qui y vivent. Même lui commence lentement à découvrir le pouvoir de l’image comme facteur de transformation sociale.

“C’est ainsi que mon chemin vers le photojournalisme commence”

C’est ainsi que commence mon voyage dans le photojournalisme. En 2018, j’étais au Kosovo, j’ai photographié une photo des 10 ans d’indépendance du pays puis j’ai publié plusieurs reportages dans la presse française. La même année, j’ai visité deux fois la République populaire autoproclamée de Donetsk, un territoire séparatiste pro-russe. Le public ne rapporte donc plus que ce jeune territoire, les combats et la présence de militaires étrangers. 2018 est aussi une année de grands mouvements sociaux en France, notamment le mouvement des Gilets Jaunes, alors en tant que reporter je photographie les manifestations à Paris et à Lyon. En 2019, je me suis rendu au Panama et à Houndras pour prendre des photos pour l’ONG Aid to the Church in Need. Quelques mois plus tard, avec l’ONG Vétérinaires sans Frontières, je me rends dans le nord-est de l’Ouganda pour documenter la sécheresse qui menace la population locale. J’y fais aussi un reportage plus long qui se penche sur les conséquences de cette sécheresse sur l’activité minière, la source de l’exploitation humaine et les dégâts sur l’environnement“, précise Hervé Bossy.

En 2020, il arrivera à nouveau en Roumanie grâce à une bourse de journaliste, afin de réaliser davantage de reportages sur les problèmes d’exploitation forestière illégale et de corruption dans l’administration forestière. Plusieurs de ces reportages ont déjà été publiés dans la presse française, dont Reporterre, Politis et Le Tju Temps. En attendant, il travaille sur un projet personnel à long terme, dans le delta du Danube, documentant les transformations du paysage et l’impact du tourisme, et maintenant il documente les résidences d’écrivains dans trois localités rurales du comté de Bistrița-Năsăud, au sein des “Collections projet du Village”.

Partenaires : Bibliothèque départementale “George Coșbuc” Bistrita-Năsăud, Than a Magazine, Scena9, Echinox, Steaua Magazine
Partenaires médias de Sălăj : Graiul Sălajului, Magazin Sălăjean, Pure and Simple Reporter, Sportul Sălăjean, Transilvania TV.
Partenaires médias de Bistrita-Năsăud : Observator BN, Bistrițeanul.
Le projet est cofinancé par l’Administration du Fonds culturel national (AFCN) et le Musée d’histoire et d’art du comté de Zalău.
Le projet ne représente pas nécessairement la position de la Direction du Fonds National pour la Culture. L’AFCN n’est pas responsable du contenu du projet ou de la manière dont les résultats du projet peuvent être utilisés. Le bénéficiaire du financement en est entièrement responsable.

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