Pourquoi devons-nous dire 33

Bien sûr, vous n’êtes pas obligé. Rien “doit”. Oui, il est de coutume, lorsque vous allez chez le médecin et qu’il mesure votre température, pouls, volume, respiration et fibrillation pulmonaire (asthmatique, tuberculeux ?), de vous demander de tousser ou de dire 33. Vous lui faites plaisir, entendez ou faites semblant d’entendre dans le stéthoscope des gémissements/sifflements/reniflements cinétiques, en écho ou peut-être sans, suspectant une fragilité ou des maladies plus ou moins graves, décisives ou juste dignes d’être analysées en toute confiance et attention. Bon, disons que le « 33 » mentionné n’est pas une plaisanterie, destinée à détendre le patient plein de peurs et de pudeur de l’indécence de son buste nu et flasque ; alors continuons à considérer que le geste infantile a vraiment un sens. Pourquoi, si nous survivions à ce spectacle long et ininterrompu de l’ascension et de la chute du Chaussisme, ainsi qu’à l’intégration générale dans le cryptocommunisme de la démocratie kleptocratique contemporaine, que chercherions-nous ?…

Marin Marian-BalașaPhoto : Archives personnelles

Trois-trois… trois-trois… trente-trois…

Pour la plupart et après tout, ce serait juste, je suggère même que nous tous qui avons encore quelque chose à partager (un partenariat bien sûr, une ombre sur le cerveau, une tache sur le cœur) quand il s’agit de l’histoire La révolution de décembre 89, allons-y bien (désolé pour la répétition) cherchez-vous les uns les autres. C’est par respect vérité historique, qui consiste précisément dans le fait que – ni plus, ni moins, comme je vous vois et comme vous me voyez – j’ai vieilli. Même si ceux d’entre nous, bon nombre des tagmats qui peuvent être nommés frères du moment et de toute l’époque, avions vraiment quelque chose à demander à l’État, à le demander en décembre, janvier, février, mars, mai et surtout juin . , pour nous fournir une mini clinique mobile. Libérer. Placé quelque part dans un champ planté de fleurs de mine devant le Théâtre National/International. Ou si les cônes Paiațe de Caragiale sont ridés, en face, près de la Fontaine Universitaire/Architecture. Procédures simples et basiques telles que la pression artérielle, la palpation des ganglions lymphatiques, l’auscultation sous-sternale et intercostale-dorsale, le fond d’œil, les insectes, la recommandation écrite pour une marche rapide vers l’hôpital pneumo, cardio, uro, derma.

Trois-trois… trois-trois… trente-trois…

Nous prenons une profonde inspiration. restons ensemble. Nous expirons bruyamment.

Allez de la tête aux pieds à travers les tactiques quelque peu prohibitives de ReMeNeal (fonctionnement et planification, attente et prix)… nous ne pouvons pas nous le permettre. L’état de la prostate… dans le contexte social et politique : ce n’est plus comme ça, on s’en fout. Et la tête (je répète, en celui-ci sens et contexte) est la dernière chose qui compterait. Autant il est préoccupé par des bêtises et des bagatelles, autant il est léger et vide par manque de travail. Là où nous devons donc nous contrôler, c’est le hertz, le cœur (mais pas comme siège de l’âme, de l’amour et de la sagesse) ; et en même temps sur les poumons, sur le souffle, sur le souffle vital. Car ici même, dans la poitrine, et moins dans le foie des volontés myopes, ici nous pouvons voir notre véritable force ou ramollissement, l’état dans lequel nous avons tout traversé avec ou sans sclérose en plaques, nécrose, emphysème, apnée, oxydation, anxiété. Enfin, l’idée ou la finalité d’un contrôle sérieux mérite de se pencher sur ce qu’un médecin humaniste peut entendre, pressentir, soupçonner ou percevoir, puis procéder à des tests et diagnostics avancés, dès maintenant, 33 ans après notre fameuse, grandiose, éternellement fascinante révolution.

Trois-trois.. trois-trois… trente-trois… Inspirez… Retenez… Expirez… Et répétez la figure aussi souvent que possible, pendant autant de minutes que possible, afin que nous nous détendions.

En fait, selon la sagesse universelle, poser le problème est plus important que d’y répondre ou d’essayer de le résoudre, alors je ferais mieux de décevoir le lecteur en herbe en suspendant toute polylogie, en m’abstenant. Et j’ose dire ce que beaucoup d’autres diraient (même si ce serait à leur satisfaction, car il n’y a pas de plus vain plaisir que d’entendre ses propres opinions formulées et soutenues par les autres). Ou si je dis des choses différentes, peut-être trop différentes, je scandalise ceux qui ne comprendraient jamais ce que je dirais (ce qui n’encourage personne à être plus tolérant voire réceptif, à analyser, changer ou enrichir sa propre façon de penser, sur le contraire, qui est suivi de l’agressivité de la distraction ou du discours déviant, du harțag). Je ne partage donc ni mes opinions, ni mes souvenirs, ni mes confessions (aussi honorables soient-elles, sans inspirer personne à être un peu plus courageux ou audacieux que moi).

Ce que je ressens ou ressens, ce que je pense et ce que je ne pense pas… n’a pas d’importance. Je ferais mieux de faire de la place pour la photo. Deux en fait. Documentation. J’ai pris le premier il y a longtemps, vers 2015 pour être exact. L’image de l’affiche a duré longtemps. Puis il a disparu. Était-ce lorsque le cher et tristement célèbre bâtiment avant-arrière est devenu le siège des ministères du Travail (extrême gauche), de la Santé (extrême droite) et des Affaires intérieures (milieu-milieu) ? Il est arrosé au préalable. Quoi qu’il en soit, je l’ai aimé à l’époque, pensant qu’il méritait plus d’exposition. En savoir plus sur Contributors.ro

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